Amorce

 

Autoportrait d’Elodie réalisé au polaroid, Amorce est une vue métaphorique de l’acte de création. L’artiste est ici dans une position fœtale, entourée d’un aplat réalisé avec son sang menstruel. Cette photographie évoque également un espace de sécurité, où l’artiste est libre d’être et de devenir, sans condition.

 


L’autre monde

Comme l’évoquait Susan Sontag dans son essai « Sur la photographie » en 1977, la photographie est par essence nostalgique : elle transforme le présent en passé.
Par sa série “L’autre Monde”, Elodie Poirier explore la possibilité d’un monde organique existant au-delà du réel : un univers fragile et inconstant, appartenant aux abysses du temps. À travers ses images, l’artiste aborde notre rapport au temps qui passe, à l’identité fluctuante et à une destinée commune : le vieillissement de l’enveloppe et la mort de l’âme.

Diparaître

« Je ne pense plus à mourir. Or, il m’arrive de vouloir disparaître. D’une certaine façon, il s’agirait d’un retour à l’enfance. Quand je me reconnaissais coupable de quoi que ce soit, ça me frappait comme un éclair. J’aurai voulu m’évanouir dans l’air. J’y pense encore parfois : dans un  » pouf  » magique, laisser là quelques amas de linge. Ou plus simplement : conduire jusqu’au bout de la route. »

Prendre Corps, Catherine Voyer- Léger

Polaroid Spectra et paillettes, 2018